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HTC: Mortier Réfractaire et son usage dans la construction du coeur.

Les images suivantes illustrent l’utilisation du mortier réfractaire séchant à l’air, dans ce cas-ci du Refracol 1.
On appelle aussi le mortier réfractaire: pâte réfractaire ou appelé par certains HTC (High Temperature Cement).


C’est important de bien mélanger le contenu losqu’on ouvre un nouveau seau de mortier. Suite au transport, la consistance du mortier pourrait ne plus être homogène. Les agrégats plus lourds auront tendance à tomber au fond et le silicate de sodium à remonter à la surface. S’il n’est pas mélangé, la portion du fond sera plus faible en silicate de sodium.

Lors du mélange initial, il est courant de devoir ajouter de l’eau pour amener le mortier à la consistance voulue. Lorsqu’il est assez liquide, si on place une brique réfractaire sur la surface, la moitié de la brique devrait caler dans le mortier. Bien sûr ce n’est qu’une règle générale, et chaque maçon ajoutera de l’eau jusqu’à obtenir la consistance voulue.
Au moment d’ouvrir un nouveau seau, si on n’ajoute pas d’eau, ce sera difficile de poser les briques avec des joints très serrés comme c’est nécessaire.

À mesure que le travail progresse, comme on transfère du mortier relativement sec au contenu du seau, il faudra rajouter de l’eau pour maintenir la consistance désirée.
Pendant le travail, c’est important de garder le rebord et les surfaces de l’intérieur du seau libres de surplus de mortier qui sèche rapidement, et si mêlé au mortier, rendrait le mélange grumeleux.
Lors des pauses ou du lunch, le couvercle du seau devrait être bien fermé.



Il y a deux façons d’appliquer le mortier sur la brique. Le mortier peut être étendu sur la brique avec une truelle à vout carré (margin trowel). Ou on peut “tremper” directement la brique dans le seau et enlever l’excédent de mortier à l’aide de la truelle.
C’est important d’utiliser une truelle à bout carré (margin trowel) car le bout carré permet d’enlever complètement le mortier durcissant de la brique, au cas où il faudrait la reposer et remettre du mortier. Une règle : le mortier est appliqué sur la brique et jamais sur le lit, sur la surface où la brique sera posée.



Une fois la brique posée, l’excédent de mortier devrait “baver” le long du joint sur toute la longueur et la hauteur de la brique, assurant le contact à 100%. Il faudra essuyer la bavure avec la truelle immédiatement après, puis essuyer la truelle sur le rebord du seau en prenant soin de bien incorporer le surplus de mortier au contenu du seau. La brique réfractaire devrait toujours être sèche au moment de la poser. Ce n’est pas très grave si elle se mouille un peu en surface suite à une longue coupe à la scie.
Dû au fait que la brique soit sèche, et qu’il faille faire des joints serrés, on devra poser la brique aussi rapidement possible après avoir appliqué le mortier. Le degré auquel le mortier est affecté par la sorption une fois appliqué sur la brique variera selon les différentes marques de briques et de mortier.



Les joints ne devraient jamais être plus épais que 3mm et au mieux, 1mm ou moins. Certains constructeurs de poêles s’ils utilisent du mortier très liquide, feront glisser la brique de l’avant à l’arrière, jusqu’à ce qu’ils «sentent » le contact avec la brique du dessous.
Comme la plupart des briques de qualité sont extrèmement uniformes, une fois que le premier rang sera à niveau ce ne sera pas nécessaire de niveler les rangs subséquents.
À l’occasion, s’il faut mettre une brique en place en la frappant avec un marteau, il est préférable d’utiliser un marteau à maçonnerie plutôt qu’un maillet en caoutchouc. Quoiqu’il faille prendre soin de ne pas faire craquer la brique, le coup sec et direct d’un marteau dur est beaucoup plus efficace qu’un coup diffus d’un maillet plus mou.



On devait éponger l’ouvrage aussi régulièrement que possible avec une éponge humide pour maintenir le travail propre et « garder l’œil » en contrôle sans la distraction des variations de textures ou de couleurs. Aussi, le mortier laissé à sécher sur l’ouvrage peut affecter la précison du niveau si l’on doit vérifier le niveau au plomb.



Une éponge en cellulose pour carreleurs professionnels durera plus longtemps et rendra le travail plus facile qu’une éponge à usage domestique.



On peut utiliser le mortier réfractaire pour badigeonner la surface d’un joint de laine ou de papier de céramique. Ceci fournit une couche de mortier mince, mais résistante, sur la surface exposée du joint. On appliquera un mélange très liquide de mortier et d’eau à l’aide d’un pinceau ou d’une éponge.



On peut aussi utiliser le mortier réfractaire pour maintenir en place les bandes de laine de céramique.
C’est important de porter des gants car la base d’argile du mortier et le silicate de sodium sont tous deux astringents. On devrait essuyer les outils régulièrement, surtout les niveaux. Plusieurs constructeurs de poêles de masse enduisent d’huile leur niveau au début de la journée, à tous les jours. On devrait toujours laisser la truelle soit dans le seau à mortier, soit dans le seau à éponge, sàoit sur la surface à travailler. C’est important de garder le seau libre de débris ou de particules pouvant le contaminer.


Le mortier réfractaire qui sèche à l’air généralement utilisé pour les poêles, demeurera mou sur le lit, au centre des joints des joints pendant des semaines, sinon des mois, permettant d’enlever facilement les briques à n’importe quel moment.

Tous les mortiers séchant à l’air demeureront soluble dans l’eau à moins d’être fusionnés. C’est bon à noter lorsqu’on doit protéger les conduits de cheminée posés avec le mortier réfractaire de possibles infiltrations d’eau.

Il n’est pas recommandé d’utiliser le mortier réfractaire pour poser quelqu’élément que ce soit à l’habillage même s’il est caché par un joint de mortier commun.



Marcus Flynn

2008



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